La Haute-Garonne vue du ciel : l'année 1976

Les activités économiques

L'aéronautique : l'ouest toulousain est fort de son industrie aéronautique, avec notamment l'usine de la SNIAS.

Autre secteur porteur : l'espace, avec le CNES.

Deux autres traditions toulousaines participent au développement de la métropole : la chimie (usine d'APC) et l'enseignement supérieur.

Les transports : la ville se doit d'améliorer son accessibilité : la construction d'un nouvel aéroport et la rocade sud.

  • Place Saint-EtienneLa SNIAS
    La SNIAS.

    La SNIAS (Société nationale industrielle aérospatiale)

    Née en 1970 de la fusion de plusieurs sociétés, elle est à l'époque la sixième entreprise mondiale de construction aéronautique. Elle est le constructeur du Concorde. Le Concorde décolle pour la première fois de l'aérodrome de Toulouse-Blagnac le dimanche 2 mars 1969 et sa mise en service est prévue pour 1975. Après l'échec commercial de Concorde, la SNIAS sera intégrée à la société Airbus-Industrie, maître d'oeuvre dans les années 80 de l'Airbus A 300 B.
  • La DauradeLe CNES
    Quartier Rangueil : avenue Pierre Georges Latécoère (à droite de l'avenue, le bâtiment du CNES).

    Le CNES (Centre national d'études spatiales)

    Le CNES (unité de Toulouse) est créé en 1965. Il est chargé de proposer au gouvernement la politique spatiale de la France au sein de l'Europe et de la mettre en oeuvre. Il "invente" les systèmes spatiaux du futur et maîtrise l'ensemble des techniques spatiales.
  • Allée Jean JauresAPC
    Toulouse : île du Ramier, bras inférieur de la Garonne, ponts de l'ONIA et Ramier de Braqueville (complexe chimique APC).

    L'usine d'APC (Azote produits chimiques)

    L'ONIA (Office national industriel de l'azote) s'installe en 1929 au Ramier de Braqueville, sur une partie des installations de guerre de la Poudrerie nationale. Il produit des engrais azotés et aussi d'autres produits chimiques. Il s'associe, en 1967, avec les Mines domaniales de potasses d'Alsace. De cette union, naît l'Entreprise minière et chimique, dont la filiale toulousaine porte désormais le nom d'APC (Azote et produits chimiques). Son produit de base est l'ammoniaque. Mais son activité décline en cette fin des années 70.
  • Arnaud-Bernard ENICA
    Quartier Jolimont : école nationale des ingénieurs des constructions aéronautiques (ENICA).

    L'ENICA

    Grâce à la délocalisation de l'école d'ingénieurs, Toulouse enrichit son potentiel intellectuel. En 1976, l'ENICA (aujourd'hui ENSICA, Ecole nationale supérieure d'ingénieurs de construction aéronautique) occupe l'ancien bâtiment de l'école vétérinaire (construit de 1932 à 1940, par l'architecte C. Lemaresquier). Le bâtiment est disposé en U autour d'une cour d'honneur. L'entrée du hall est matérialisée par quatre colonnes monumentales ornées de têtes de bovidés.
  • Saint-Cyprien Université Paul Sabatier
    Quartier Rangueil : université Paul Sabatier (complexe scientifique de Rangueil) : groupe physique.

    L'université Paul Sabatier

    Depuis sa création en 1969, l'université étend son offre de formation pluridisciplinaire dans les domaines des sciences, de la santé, de l'ingénierie, des technologies et du sport et développe un pôle important de recherche scientifique.
  • Les CarmesBlagnac
    Blagnac : nouvel aéroport en construction.

    L'aéroport de Blagnac

    L'aérogare Blagnac 1 est inaugurée le 12 juin 1953. En 1976, Blagnac 2 est en construction. Situé à 800 m de Blagnac 1, il sera inauguré en avril 1978.
  • Quartier des CarmesRocade
    Quartier Saint-Agne, avenue Jules Julien : construction du périphérique (rocade sud).

    La construction de la rocade

    La rocade contournant la ville à l'ouest est en service depuis 1972. Un changement atteint les quartiers situés au pied du coteau de Pech-David, avec la construction de la deuxième branche de la rocade sud entre le Pont d'Empalot et le carrefour Jules-Julien.


ad31 - mentions légales